Tag Archives: le fantôme d’hollywood

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (6)

Elle a pilé net devant l’entrée des studios. « Nous y voilà. » Long regard sur les lieux. Puis elle a murmuré : « Finalement ce n’est pas un hôpital. C’est un cimetière où viennent mourir les grandes idées, comme les éléphants devenus vieux. Un cimetière pour les fous. Il est de l’autre côté du read more »

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (5)

Noir dans la salle, grésillements du début de la bande son, le rideau s’ouvre. Images sur l’écran : le montage provisoire, sur une musique encore inachevée de Miklos Rozsa. Un grand bonhomme. Pendant le déroulement des bobines, je regardais à la dérobée Fritz et Maggie. On aurait dit qu’ils chevauchaient des étalons sauvages. Pareil pour read more »

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (4)

On nous avait engagés, Roy et moi, pour inventer et matérialiser des monstres, pour faire choir de l’espace des météores et surgir des lagons noirs des créatures humanoïdes, tous crocs dégoulinants de clichés gluants. Roy avait été embauché le premier, en raison de ses performances techniques. Ses ptérodactyles volaient pour de bon dans les cieux read more »

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (3)

Le conducteur, coiffé d’une casquette rejetée en arrière, fait ronfler les gaz. Son œil d’un bleu métallique me foudroie à travers le pare-brise. L’autre œil est masqué par un monocle vissé dans l’arcade sourcilière et incendié par les reflets du soleil. « Dis donc, enfoiré de mes deux », vocifère-t-il. Un accent allemand prononcé empèse read more »

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (2)

Il était tard, mais le dernier tour de manivelle de plusieurs films avait été fixé à la veille de la Toussaint, afin que se déroulent en même temps les fiestas d’adieux sur divers plateaux. Dans trois salles de tournage aux portes coulissantes grandes ouvertes retentissaient la musique de jazz, les éclats de rire, les pétarades read more »

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (1)

La traduction française suit le texte original. Once upon a time there were two cities within a city. One was light and one was dark. One moved restlessly all day while the other never stirred. One was warm and filled with ever-changing lights. One was cold and fixed in place by stones. And when the read more »