Recueils et anthologies

On trouvera ici quelques ouvrages dont le principe est proche ou semblable à celui de ce site.


le spectateur nocturne

  • Jérôme Prieur, Le spectateur nocturne – Les écrivains au cinéma, une anthologie, Cahiers du cinéma, 1993

Superbe ouvrage – les publications Cahiers du cinéma sont toujours fort soignées – qui regroupe plus de 70 textes littéraires relatant les premières décennies du cinéma du point de vue des écrivains-spectateurs. Tous ne relèvent pas, et de loin, de la fiction ; les horizons sont variés, le choix de textes, parfois pointu. Une merveille.

Quatrième de couverture :

Avec La sortie des usines Lumière et L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat, les images vraiment s’animent, le monde commence à muer. La naissance du cinématographe va peu à peu faire apparaître une nouvelle espèce de spectateur.

Avant que l’habitude ne s’en mêle, de quelle manière réagirent les contemporains d’une découverte aussi bouleversante ? La réponse est souvent dans la prose de l’époque, chez les écrivains, à travers les récits ou les mémoires, à la faveur d’un roman, ces témoins oculaires disent leur trouble, leur émotion ou leurs présages.

Peu importent leurs opinions ou leurs commentaires, ce n’est pas leur idée sur la question qui nous touche aujourd’hui, c’est leur expérience qui nous passionne, comment ils racontent le rituel des séances, le manège des regards, la géographie du spectacle, ce laboratoire des sensations que sont pour eux les films.

Au retour de leurs voyages dans les salles obscures, ces spectateurs pourtant sans qualités expriment bien souvent l’essentiel : leurs propres fictions du cinéma (le temps qu’il soit entré dans leur vie, disons de 1895 jusqu’à la fin des années trente).

Comme une sorte de feuilleton, ces archives curieuses forment la matière d’une anthologie qui rassemble devant l’écran Cendrars, Hofmannsthal, James Agee, Tanizaki ou Jacques Audiberti… Dans la nuit artificielle, ainsi aperçoit-on, à différents âges” et dans différents lieux, un kaléidoscope de spectateurs, solitaires, agités, enfantins, amoureux, une multitude de visages, éclairés chacun par les lueurs de la projection – comme si l’on était plongé à notre tour au milieu d’une immense salle de cinéma.



il pleut des étoiles

  • Il pleut des étoiles… Portraits de Stars de cinéma, anthologie, Gallimard, 2003

Petite anthologie éditée chez Folio (collection “Folio 2 euros”, pas de raison de s’en priver !) et centrée, comme son titre l’indique, sur les stars apparaissant sous les grandes plumes du XXe siècle : Charlie Chaplin et Greta Garbo par Ingmar Bergman, Humphrey Bogart par Truman Capote, Spencer Tracy et Clark Gable par Françoise Giroud, John Huston par Ray Bradbury, etc. Là encore, peu d’extraits de fictions à proprement parler, mais des portraits intéressants.

Quatrième de couverture :

Berceau du 7e art, Hollywood a créé des êtres à part: les Stars. Acteurs ou réalisateurs, leur talent, leur beauté, leurs amours et leurs caprices, leur destin souvent tragique ont bouleversé et fasciné des millions de spectateurs.

Quelques écrivains sont entrés dans leur intimité pour nous offrir des portraits sur le vif, parfois surprenants, mais toujours émouvants.



goût du cinéma

  • Le goût du cinéma, recueil collectif publié par Mercure de France, 2008

Dans la charmante collection Le goût de… qui accompagne les touristes amateurs de littérature aux quatre coins du monde, on trouve aussi Le goût du cinéma, qui rassemble une trentaine de textes d’auteurs prestigieux. Un peu de fiction, beaucoup d’essais ou de portraits pour un petit recueil dense et bien fichu.

Présentation de l’éditeur :

Le 28 décembre 1895, les frères Lumière présentaient au public français leur film sur la sortie des ouvriers de leur usine : le cinématographe était né. Depuis, le cinéma n’a jamais cessé d’évoluer et de se réinventer. Art de synthèse par excellence, il contient tous les autres arts : peinture, musique, théâtre, littérature, poésie, danse, architecture, mode… Mais en quoi le cinéma se différencie-t-il fondamentalement des autres arts ? Quels rituels et quels mythes nouveaux a-t-il apportés à l’humanité ?

De salles obscures en écrans de lumière, de films cultes en divinités de celluloïd, de nanars improbables en chefs-d’œuvre inoubliables, réponses autour d’un prestigieux générique : André Malraux, Marcel Pagnol, Francis Scott Fitzgerald, J.M.G. Le Clézio, Céline, Simone de Beauvoir, Roger Grenier, Boris Vian, Patrick Modiano, Salman Rushdie, Françoise Sagan, J.-B. Pontalis, Georges Perec, Anne Wiazemsky, Frédéric Mitterrand, et bien d’autres. Moteur !



Version originale Antidata

  • Version originale, recueil collectif publié par aNTIDATA, 2013

Recueil à toute petite diffusion, Version originale regroupe “douze nouvelles sur le cinéma” écrites tout spécialement pour ledit recueil par douze auteurs de langue française (Laurent Banitz, Jean-François Dormois, Malvina Majoux, Gilles Marchand, Stéphane Le Carre, Stéphane Monnot, Eric Pessan, Karine Medrano, Pascal Pratz, Murielle Renault, Ludmila Safyane et Christophe Segas). L’ouvrage – hautement sympathique et joli comme tout, ce qui ne gâte rien – peut être commandé chez Amalia Diffusion.

Extrait de la présentation de l’éditeur :

Vous trouverez dans les pages qui suivent des câbles, des projecteurs, Vincent Lindon, un script, un plateau, un assistant réalisateur, Alain Resnais, un cascadeur, une première et une deuxième prise, un flash-back, une caméra subjective, un zoom avant, un travelling avant, un panoramique filé et un zoom arrière, quatre salles de cinéma, un scénariste, un accessoiriste et un producteur, deux studios, André Wilms, un théoricien du néo-noir, Sérénade à trois, un intérieur jour et un extérieur nuit, Missouri Breaks…

Mais pour nos auteurs, le cinéma c’est également l’auto-fiction mal assumée, la pornographie à l’ancienne, les voleurs de poule sans permis de conduire, Pôle-emploi, les pédalos espagnols, un jogging bleu, le Cercle des Amateurs de Courbes, la célébrité à la portée des crustacés, le dressage de poisson rouge, le journalisme local, les fantasmes récurrents, la jeunesse ingénue, la cuisine au néon, le refoulement post-traumatique, le crottin de cheval et la crise du couple.



le cinéma des écrivains

  • Antoine de Baecque, Le cinéma des écrivains – nouvelles, Cahiers du cinéma, 1995

Comme Version originale, Le cinéma des écrivains est un recueil de nouvelles (une trentaine en tout) commandées pour l’occasion à une série d’auteurs. Contrainte supplémentaire : chaque texte est consacré à un film particulier ; le tout est orchestré par le critique Antoine de Baecque et donne un ouvrage assez hétéroclite, dont l’intérêt est variable, en fonction des auteurs. On peut lire sur le site des Inrocks une courte recension plus enthousiaste que la mienne, datant de l’époque de la parution du recueil.

Quatrième de couverture :

Une génération d’écrivains contemporains a été traversée par certains films, a été nourrie de cinéma jusqu’à en faire parfois la matière de ses pensées et de ses mots. Forts de cette certitude et du désir de la partager, les Cahiers du cinéma ont donc demandé à trente-trois écrivains de cette génération d écrire trente-trois nouvelles sur trente-trois films de leur choix. Chacun le sien. Non pas sur un cinéaste, ni sur un genre, mais sur un film particulier, cette expérience la plus intime de la vision. Une sorte de lettre, très personnelle, que chacun de ces auteurs a dressée aux Cahiers. Chacun a choisi son film de chevet, un film qui lui permet de revoir sa vie, de repenser son propre univers, un film qui éclaire un travail d’écriture, un film dont chaque écrivain s’est emparé pour le raconter ensuite à sa façon. Cela servira, peut-être, à montrer que le cinéma a besoin d écritures. A travers ces textes littéraires, grâce à cette recherche d un lien menant du film au récit, les écrivains rappellent à leur manière que le cinéma est l’art du siècle, que l’écriture d’aujourd’hui, quelle qu’elle soit, se nourrit de cette métaphore déployée en autant de films aimés pour décrire et raconter le monde. Pour nous, pour tous ces auteurs aussi, il s’agit d’un signe amical adressé au cinéma au moment de son anniversaire, comme une sorte de cadeau offert pour le remercier des visions et des émotions qu’il nous donne.

José-Louis Bocquet, François Bon, Frédéric Boyer, Jean-Marie Bretagne, Yves Buin, Jerome Charyn, Georges-Olivier Châteaureynaud, Evelyne Clavaud, Bernard Comment, Michel Del Castillo, Stephen Dixon, Jean-Philippe Domecq, François Dominique, Tristan Duverne, Colette Fellous, François Flahault, Jean-Claude Gallotta, Anne-Marie Garat, Youssef Ishaghpour, Thierry Jonquet, Leslie Kaplan, Eric de Kuyper, Linda Lê, Phillip Lopate, Eduardo Manet, Eric Marty, Henri Raczymow, Mark Rudman, Alexis Salatko, Judith Schlanger, Antonio Tabucchi, Enrique Vila-Matas, Jean-François Vilar.




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