François Bon, Autobiographie des objets (1)

J’ai souvenir aussi que plusieurs fois par an un camion venait installer à la salle des fêtes un projecteur de cinéma, mais si j’ai assisté forcément aux séances ça ne m’a pas marqué. Le premier souvenir de cinéma date d’une visite à Paris en 1961, je crois que c’était Le Jour le plus long, où je retrouvais le récit familial, en version augmentée mais selon les mêmes schèmes. Le cinéma est venu bien trop tard pour moi, et ce n’est pas un art pour les myopes, jamais su le recevoir.


François Bon, Autobiographie des objets
Seuil, 2012

Leave a Reply

Your email address will not be published.

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>