Category Archives: littérature britannique

Montague R. James, Rendez-vous avec la peur

“Bizarrerie”, pourquoi ? Parce qu’avec la séance de lanterne magique, on est au cinéma avant le cinéma, dans la préhistoire du 7e art… Le premier hiver qu’il a passé à Ludlow, notre charmant voisin [Karswell] écrivit à M. Farrer, le pasteur de sa paroisse (ce n’est pas le nôtre, mais nous le connaissons très bien), read more »

Julian Barnes, Before She Met Me (3)

‘Went to a film the other day. Crappy film. Ann was in it. Some other fellow – won’t tell you his name – was in it too, and later it came out that Ann was, had, had been to bed with him. Not much,’ Graham added quickly, ‘once or twice. Didn’t – you know – read more »

Julian Barnes, Before She Met Me (2)

When the flick started (Graham used the limiting noun of his adolescence: ‘movie’ was American, and ‘film’ made him think of ‘film studies’), he remembered a lot more about why he didn’t like the cinema. People talked about the artificiality of opera; but had they ever looked at this stuff properly? Garish colours, ludicrous plot, read more »

Julian Barnes, Before She Met Me (1)

He ought, of course, to have suspected something earlier. After all, Barbara knew that he hated the cinema. He hated it; she hated it: this had been one of their first courting bonds, twenty years ago. They had politely sat through Spartacus, occasionally rubbing elbows in a fashion denoting awkwardness rather than desire, and had read more »

Jonathan Coe, Testament à l’anglaise (8)

Michael s’assit et mit sa tête entre ses mains. Il parla d’une voix lasse, sans émotion. « Il y a bien des années, pour mon neuvième anniversaire, on m’a emmené voir un film. L’histoire se passait dans une maison semblable à celle-ci, et il s’agissait d’une famille pareille à la vôtre. J’étais un petit garçon read more »

Jonathan Coe, Testament à l’anglaise (7)

Ma connaissance des livres et des films sexuellement explicites était mince. Malgré toutes ces années où j’avais eu recours au magnétoscope pour m’exciter, je conservais, assez curieusement, une aversion fondamentale pour la pornographie (aversion probablement fondée sur des principes, si on remonte dans un passé lointain). Même dans les films les plus salaces que j’achetais, read more »

Jonathan Coe, Testament à l’anglaise (6)

Thomas aimait toutes sortes de films. Il aimait l’illusion mensongère de l’écran : que tout un monde pût tenir entre les quatre côtés d’un rectangle, et que le spectateur pût en profiter impunément dans son fauteuil, sans contacts. Dans sa vie professionnelle (si tant est qu’il eût par ailleurs une vie personnelle), il s’efforçait toujours read more »

Jonathan Coe, Testament à l’anglaise (5)

« Allons-y. C’est mon travail de fin d’année. On va voir ce que vous en pensez. » Ce fut une expérience moins pénible que je ne le craignais. Le film de Graham ne durait qu’une dizaine de minutes. C’était une œuvre polémique, assez peu subtile, mais efficace, sur le conflit des Malouines, intitulée « La read more »

Jonathan Coe, Testament à l’anglaise (4)

Un soir, alors que j’avais vingt-quatre ans, j’allai assister à un festival de films français organisé par le ciné-club de l’université. On projeta d’abord Le Sang des bêtes, court documentaire de Georges Franju sur un abattoir parisien. La salle s’était à moitié vidée avant la fin. C’était un public typique de ciné-club : amateurs endurcis read more »

Jonathan Coe, Testament à l’anglaise (3)

« Eh bien, reprit Fiona. Je ne dirais pas exactement que vous vous êtes ouvert à moi ce soir, après toutes vos promesses. Je ne dirais pas que vous avez mis votre âme à nu devant moi de l’autre côté de la table. Tout ce que j’ai appris, c’est que vous vous êtes marié à read more »