Category Archives: USINES À RÊVES

Steve Tesich, Karoo (2)

J’interromps un instant ma lecture et regarde le scénario que je suis censé réécrire. C’est presque devenu une situation historique. J’ai la panne du réparateur de scénarios. Cela ne m’est encore jamais arrivé, mais c’est ce scénario-là qui en est la cause. Le problème avec ce scénario que je suis censé réécrire, c’est que je read more »

Steve Tesich, Karoo (1)

Aussi ironique que cela puisse paraître, malgré mes nombreuses maladies, mon surnom, dans le métier, c’est Doc. Doc Karoo. Je suis un rouage modeste mais assez opérationnel de l’industrie du cinéma. Je reprends des scénarios écrits par d’autres. Je réécris. Je coupe et je polis. Je coupe ce qui est en trop. Je polis ce read more »

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (6)

Elle a pilé net devant l’entrée des studios. « Nous y voilà. » Long regard sur les lieux. Puis elle a murmuré : « Finalement ce n’est pas un hôpital. C’est un cimetière où viennent mourir les grandes idées, comme les éléphants devenus vieux. Un cimetière pour les fous. Il est de l’autre côté du read more »

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (5)

Noir dans la salle, grésillements du début de la bande son, le rideau s’ouvre. Images sur l’écran : le montage provisoire, sur une musique encore inachevée de Miklos Rozsa. Un grand bonhomme. Pendant le déroulement des bobines, je regardais à la dérobée Fritz et Maggie. On aurait dit qu’ils chevauchaient des étalons sauvages. Pareil pour read more »

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (4)

On nous avait engagés, Roy et moi, pour inventer et matérialiser des monstres, pour faire choir de l’espace des météores et surgir des lagons noirs des créatures humanoïdes, tous crocs dégoulinants de clichés gluants. Roy avait été embauché le premier, en raison de ses performances techniques. Ses ptérodactyles volaient pour de bon dans les cieux read more »

Ray Bradbury, La baleine de Dublin

Je n’avais pas plutôt frappé que la porte s’ouvrait toute grande. Mon metteur en scène se tenait devant moi, en bottes et culottes de cheval, le col de sa chemise en soie ouvert sur un foulard. Les yeux lui sortirent de la tête tant il s’attendait peu à me voir là. Sa bouche de chimpanzé read more »

Léo Henry, Rouge gueule de bois

- Ainsi, je vais conclure, dit Brown. L’autre le regardait. Il le regarderait jusqu’à la fin. Et quand Brown se tairait, lorsque le dernier rien empêcherait l’écrivain d’ajouter quoi que ce soit à son monologue, il serait là une fraction de seconde encore, le dernier au monde à y voir quelque chose. – Ainsi, je read more »

Stuart Kaminsky, Demain est un autre jour

La version originale suit la traduction. Atlanta brûlait dans les studios extérieurs de la Selznick International. Les caméras tournaient tandis que les murs et vitrines bidon des vieux décors de King Kong, Le Roi des Rois, Le Jardin d’Allah, rafistolés pour ressembler à Atlanta, du moins à distance, crépitaient joyeusement. – Ça ressemble à ce read more »

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (1)

La traduction française suit le texte original. Once upon a time there were two cities within a city. One was light and one was dark. One moved restlessly all day while the other never stirred. One was warm and filled with ever-changing lights. One was cold and fixed in place by stones. And when the read more »

Maurice Audebert, Tombeau de Greta G. (3)

Je n’eus, ces dix années durant, que très peu de contacts avec les studios, ce dont elle* s’étonnait parfois, « il y a des gens qui donneraient des fortunes », mais Sternberg m’approuvait, qui savait très bien qu’un gourmet doit s’interdire de mettre son nez dans la cuisine. Mes réticences furent confirmées le jour où, read more »