Category Archives: littérature américaine

Steve Tesich, Karoo (4)

Je méprise et j’ai toujours méprisé l’expression « petit chef-d’œuvre ». C’est ainsi que les critiques de cinéma aiment à qualifier certains films étrangers. L’expression « petit chef-d’œuvre » semble suggérer l’existence de toute une gamme de chefs-d’œuvre classés par tailles, comme les produits sur les étagères des supermarchés, de petits à moyens puis à read more »

Steve Tesich, Karoo (3)

Dimanche soir. J’ai débranché le téléphone pour ne pas interrompu pendant le visionnage du film. J’ai pris un cendrier propre et un paquet de cigarettes que j’ai placés sur la petite table, à côté du canapé. Puis j’ai inséré la vidéocassette dans mon magnétoscope. Pas de générique. Pas de musique. Ni même rien qui me read more »

Steve Tesich, Karoo (2)

J’interromps un instant ma lecture et regarde le scénario que je suis censé réécrire. C’est presque devenu une situation historique. J’ai la panne du réparateur de scénarios. Cela ne m’est encore jamais arrivé, mais c’est ce scénario-là qui en est la cause. Le problème avec ce scénario que je suis censé réécrire, c’est que je read more »

Steve Tesich, Karoo (1)

Aussi ironique que cela puisse paraître, malgré mes nombreuses maladies, mon surnom, dans le métier, c’est Doc. Doc Karoo. Je suis un rouage modeste mais assez opérationnel de l’industrie du cinéma. Je reprends des scénarios écrits par d’autres. Je réécris. Je coupe et je polis. Je coupe ce qui est en trop. Je polis ce read more »

Marilyn French, The Women’s Room

Oh, God! I’ll never forget that last scene, when her daughter is being married inside the big house with the high iron fence around it and she’s standing out there-I can’t even remember who it was, I saw it when I was still a girl, and I may not even be remembering it right. But read more »

Paul Auster, Sunset Park (5)

Morris a découvert, il y a de ça bien des années, que Simon Korngold est une personne absolument digne d’être aimée, et ce que Morris aime le plus chez lui, c’est qu’il ne se plaint jamais. Tout le monde souffre de la crise, de la récession, quel que soit le nom que les gens utilisent read more »

Paul Auster, Sunset Park (4)

Il y a maintenant longtemps qu’elle joue régulièrement, elle a commencé quand elle avait un peu plus de vingt ans, et il n’y a personne, dans ce restaurant bondé, qui ne sache pas qui elle est : c’est coup d’œil sur coup d’œil en direction de leur table, des yeux sont sur ses yeux, mais read more »

Paul Auster, Sunset Park (3)

Il se trouvait donc dans l’avion, dit-il, avec un billet de première classe payé par ceux qui lui avaient décerné le prix, et sa peur de voler était un peu atténuée par de moelleux sièges en cuir, du caviar et du champagne, un luxe imbécile au milieu des nuages, un choix abondant de films à read more »

Paul Auster, Sunset Park (2)

Est-ce que tu as vu Les Plus Belles Années de notre vie ? Bien sûr, répond Ellen. Tout le monde connaît ce film. Il te plaît ? Enormément. C’est un des films de Hollywood que je préfère. Pourquoi te plaît-il ? Je ne sais pas. Il me touche. Je pleure toujours quand je le vois. read more »

Paul Auster, Sunset Park (1)

Son sujet, ce sont les Etats-Unis dans les années qui ont immédiatement suivi la Seconde Guerre mondiale, l’étude des relations et des conflits entre hommes et femmes tels que les montrent les livres et les films de 1945 à 1947, pour la plupart des romans policiers populaires et des films commerciaux réalisés à Hollywood. C’est read more »