Category Archives: MAGIE (OU PAS) DES SALLES OBSCURES

Morris West, Les enfants du soleil

Un soir, Peppino me proposa d’aller au cinéma. On donnait un bon film : Il Kentuckiano, dont la vedette était un célèbre acteur américain appelé « Bourt Lanhcaster ». J’avoue en toute franchise que j’adore les « Westerns », et que je peux manger tout un sac de « pop-corn » avec autant de joie read more »

Vladimir Nabokov, Machenka

Le texte original en russe suit la traduction. Plus tard, au cinéma, ce fut la foule, et la chaleur étouffante. Pendant un long moment, la publicité en couleurs offrant des pianos à queue, des robes ou des parfums, défila silencieusement sur l’écran. Et puis, l’orchestre attaqua et le film commença. Ludmila était d’une gaieté inhabituelle. read more »

Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit

Moi aussi j’ai été me traîner vers les lumières, un cinéma, et puis un autre à côté, et puis encore un autre et tout au long de la rue comme ça. Nous perdions de gros morceaux de foule devant chacun d’eux. J’en ai choisi un moi de cinéma où il y avait des femmes sur read more »

Louis Aragon, Anicet ou le Panorama, roman

Rien n’est plus frais en été que les salles des cinémas les après-midi de semaine, et les deux amis s’étaient réfugiés dans l’asile d’ombre de l’Electric-Palace. Sans se préoccuper des voisins, ils parlaient à voix haute et mêlaient à leurs discours des jugements sur les films. Ainsi vous regardez passer la vie, vous y intéressez read more »

Thomas Mann, La montagne magique

Le texte original en allemand suit la traduction. Ils emmenèrent Karen Karstedt, un après-midi au cinéma Bioscope, puisqu’elle jouissait infiniment de tout cela. Dans l’air vicié qui les incommodait tous trois physiquement, parce qu’ils n’étaient habitués qu’à l’atmosphère la plus pure, dans cet air qui pesait à leur poitrine, et produisait dans leur tête un read more »

Gottfried Benn, Le voyage

Le texte original en allemand suit la traduction. Il regarda l’enfilade de la rue et s’orienta. S’engouffra dans la pénombre d’un cinéma, dans l’inconscient des fauteuils d’orchestre. Des fleurs plates aux calices évasés jusqu’aux ampoules voilées retenaient une lumière rougeâtre. Proches et chaudes jouaient des violons dont quelque chose passait sur la courbure de son read more »

Julien Gracq, Lettrines

Mais la fête, c’est surtout le soir, quand il y avait cinéma. On tendait un écran de toile sur le bord de la terrasse, face à la mer : de chaque côté du drap magique, quand la mer s’approchait, on voyait naître du fond de la nuit et crouler l’une après l’autre de fantomatiques barres read more »

Bret Easton Ellis, Imperial Bedrooms

They had made a movie about us. The movie was based on a book written by someone we knew. The book was a simple thing about four weeks in the city we grew up in and for the most part was an accurate portrayal. It was labeled fiction but only a few details had been read more »

Benoît Jutras, « Rite 2 (Philidor) »

Tous les dimanches soir, je quitte L’Étang noir, prends la 113 jusqu’à Sainte-Laure-les-Plaines. Peu importe l’heure, la température, il m’attend à la lisière du bois, près du chemin de fer, assis dans sa berçante. Pour moi, à sa droite, un fauteuil en cuir de cerf. Sur la génératrice le projecteur est déjà chaud, la lentille read more »

W. G. Sebald, Vertiges

NB : le photogramme de L’étudiant de Prague figure dans l’œuvre originale ; les pérégrinations du Dr K. sont celles d’un Kafka mi-réel mi-fictionnel, que Sebald suit par l’intermédiaire du journal et de la correspondance de l’écrivain. Dans la soirée, le Dr K. s’aperçoit que peu à peu des gens de plus en plus nombreux, read more »