Category Archives: littérature française

Jean-Michel Guenassia, Le Club des Incorrigibles Optimistes (1)

Un soir, au cours du dîner, ma mère a évoqué la possibilité d’aller au cinéma le dimanche après-midi pour voir Alamo de John Wayne, le film dont tout le monde parlait. Je crevais d’envie d’y aller. Plusieurs mois avant la sortie du film, j’avais clamé mon admiration pour Davy Crockett. Mon père m’avait offert la read more »

Maurice Audebert, Tombeau de Greta G. (4)

Si l’on veut se faire une idée de ce que fut la Première Guerre mondiale, c’est dans les films qu’il faut la chercher. Les historiens diront plus tard à quel point ce siècle vécut d’images, jusqu’à abolir la distance entre le réel et l’imaginaire : on ne sait plus trop si ces déferlements rythmés de read more »

Maurice Audebert, Tombeau de Greta G. (3)

Je n’eus, ces dix années durant, que très peu de contacts avec les studios, ce dont elle* s’étonnait parfois, « il y a des gens qui donneraient des fortunes », mais Sternberg m’approuvait, qui savait très bien qu’un gourmet doit s’interdire de mettre son nez dans la cuisine. Mes réticences furent confirmées le jour où, read more »

Maurice Audebert, Tombeau de Greta G. (2)

Stepan est arrivé à Hollywood bien après moi, dans les bagages de Sternberg, retour d’un séjour en Europe. Beau comme un dieu : j’assume le cliché car, ici où les beaux garçons sont légion, on se retournait sur son passage et tout le monde voulait savoir dans quel film on le verrait. Conclusion logique puisque read more »

Maurice Audebert, Tombeau de Greta G. (1)

Hollywood, qu’il est devenu banal d’appeler « une usine à rêves », est d’abord une ville rêvée. On raconte, à l’ordinaire, qu’un homme (ou quelques hommes, peu importe) décida d’implanter là ce qui n’était encore qu’une entreprise incertaine (commerce, histrionisme, industrie, rapacité, étroitement confondus avec quelques enthousiasmes sincères) mais c’est mal comprendre l’Amérique. Certes ce read more »

Albert Camus, Le premier homme (2)

Les films, étant muets, comportaient en effet de nombreuses projections de texte écrit qui visaient à éclairer l’action. Comme la grand-mère ne savait pas lire, le rôle de Jacques consistait à les lui lire. Malgré son âge, la grand-mère n’était nullement sourde. Mais il fallait d’abord dominer le bruit du piano et celui de la read more »

Albert Camus, Le premier homme (1)

Les séances de cinéma réservaient d’autres plaisirs à l’enfant… La cérémonie avait lieu aussi le dimanche après-midi et parfois le jeudi. Le cinéma de quartier se trouvait à quelques pas de la maison et portait le nom d’un poète romantique comme la rue qui le longeait. Avant d’y entrer, il fallait franchir une chicane d’éventaires read more »

Emilie Frèche, Le film de Jacky Cukier (2)

Les deux couples s’étaient retrouvés dans un bistrot de la rue de Richelieu. C’était un restaurant qu’Alice et Jacky avaient l’habitude de fréquenter, mais dans lequel ils ne remettraient plus jamais les pieds car le dîner de présentation avait tourné au fiasco. A l’époque, Jacky ne parlait pas mieux l’anglais qu’aujourd’hui, et Ed ne comprenait read more »

Emilie Frèche, Le film de Jacky Cukier (1)

Un chat miaula dans la nuit, et la voix de Michel Blanc s’échappa de la salle de projection par une fenêtre fermée à l’espagnolette, brisant ainsi le silence paisible de la petite ville de Muret. Il y a trente-sept mille cinq cents Français à Londres pour une population de six millions neuf cent mille Anglais. read more »

David McNeil, Tous les bars de Zanzibar

Chez Jean Mineur, j’ai dû attraper le virus que von Stroheim appelle « virus du Cinéma », on va faire des films, on commence demain, tout le Petit Bruxelles veut bien participer. On a vus ce soir-là une sottise au Monty, Le Tigre aime la chair fraîche, avec Roger Hanin, on va faire Le Puma read more »