Category Archives: ÉVASION ET DIVERTISSEMENT

Louis Aragon, Anicet ou le Panorama, roman

Rien n’est plus frais en été que les salles des cinémas les après-midi de semaine, et les deux amis s’étaient réfugiés dans l’asile d’ombre de l’Electric-Palace. Sans se préoccuper des voisins, ils parlaient à voix haute et mêlaient à leurs discours des jugements sur les films. Ainsi vous regardez passer la vie, vous y intéressez read more »

Thomas Mann, La montagne magique

Le texte original en allemand suit la traduction. Ils emmenèrent Karen Karstedt, un après-midi au cinéma Bioscope, puisqu’elle jouissait infiniment de tout cela. Dans l’air vicié qui les incommodait tous trois physiquement, parce qu’ils n’étaient habitués qu’à l’atmosphère la plus pure, dans cet air qui pesait à leur poitrine, et produisait dans leur tête un read more »

Stephen McCauley, L’objet de mon affection (1)

Après un modeste dessert – une sorte de tarte aux pommes renversée et caramélisée – je sortis le journal pour tenter de trouver un film qui mettrait tout le monde d’accord. Howard, penché au-dessus de mon épaule, parcourut du doigt la colonne des horaires, s’arrêta sur une ligne puis se frotta énergiquement les mains. « read more »

Sinclair Lewis, Babbitt (2)

“Well – I suppose you’re waiting for somebody to take you out to some big shindig, Sir Gerald.” “Shindig? Oh. Shindig. No, to tell you the truth, I was wondering what the deuce I could do this evening. Don’t know a soul in Tchicahgo. I wonder if you happen to know whether there’s a good read more »

Sarah Bernhardt, Joli Sosie

“Bizarrerie”, pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’une œuvre de fiction écrite par Sarah Bernhardt herself. Voici la présentation de l’éditeur Grand caractère : Dans le Paris joyeux et cosmopolite des années 20, la jeune milliardaire américaine Elly Gordon-Hope s’éprend du célèbre écrivain Jacques de Touzan lors d’un bal où elle s’est travestie en jolie servante. read more »

Ray Bradbury, Le fantôme d’Hollywood (1)

La traduction française suit le texte original. Once upon a time there were two cities within a city. One was light and one was dark. One moved restlessly all day while the other never stirred. One was warm and filled with ever-changing lights. One was cold and fixed in place by stones. And when the read more »

Joseph Roth, Images viennoises

Cinéma au Prater Le portier est en effervescence devant l’entrée. Une large bande de galon doré fait le tour de sa casquette et son éclat confère une haute dignité au personnage. S’il était simplement tête nue, il m’apparaîtrait à moi et aux autres comme la personnification de l’empressement – ce qui serait très à son read more »

Sinclair Lewis, Babbitt (1)

At least once a week Mr. and Mrs. Babbitt and Tinka went to the movies. Their favorite motion-picture theater was the Chateau, which held three thousand spectators and had an orchestra of fifty pieces which played Arrangements from the Operas and suites portraying a Day on the Farm, or a Four-alarm Fire. In the stone read more »

Romain Gary, Les racines du ciel

- L’autre jour, je regardais les deux éléphants derrière la grille, ils ont fini par me faire pitié. Je me suis dit : c’est dommage. Les éléphants ne sont pas faits pour vivre comme ça. Ils ont besoin d’espace. Ils sont faits pour vivre en liberté. Des bêtes aussi magnifiques, ça doit être respecté… – read more »